Contacté hier par téléphone, l’écrivain Rachid Boudjedra s’est montré plus que critique quant au prix Nobel de littérature décerné ce jeudi à l’écrivain français le Clézio. «Ce n’est guère une surprise ! C’est encore une fois un choix politique qui exclut les écrivains arabes. De mon point de vue, l’écrivain syrien, Adonis, le méritait plus que lui. Cela fait des années que nous répétons que ce prix obéit à des considérations purement politiques… Le Clézio a écrit un chef-d’œuvre « Le procès-verbal » puis s’est laissé aller à une certaine facilité qui fait qu’on n’a plus retrouvé cette qualité d’écriture. Ceci dit, c’est un gentil garçon, très agréable et d’une grande humanité. Il aime beaucoup les Maghrébins, il est d’ailleurs marié à une Sahraouie et de ce point de vue, il mérite bien le prix…»
Par : Karimène Toubbiya.