Le Midi Libre - Midi Est - El Kantara, la gloire perdue

Edition du 13 Novembre 2018



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Biskra, Patrimoine à l’abandon
El Kantara, la gloire perdue
3 Juin 2009

La ville d’El Kantara, la porte du sud, est traversé par Oued El Hai bordé par une luxuriante palmeraie de milliers de dattiers que surplombent de majestueuses falaises. L’oued, berceau du barbeau, un poisson d’eau douce n’existe plus en raison des sécheresses successives qu’a vécues le pays.

Site admirable avec ses beautés naturelles féeriques et pittoresques, El Kantara ou "Calceus Herculus", en rapport avec la légende du "coup de pied d’Hercule " qui transcenda, dans l’antiquité, la haute chaîne rocheuse et ouvert le défilé pour la liaison avec le nord des Aurès n’est aujourd’hui qu’un patelin dont la gloire n’est décrite que par les touristes étrangers dans leur carnet de voyage du temps où le tourisme algérien avait réputation. Cette partie indivisible du Grand Aurès, chantée jadis par les poètes, les peintres avaient probablement influé le saint Sidi El Hadj de par la quiétude des lieux, la convivialité des autochtones, leurs us et coutumes, pour élire domicile à quelques encablures au sud-est, par la découverte de la source thermale "carrefour des nomades sédentaires d’antan". La ville d’El Kantara, la porte du sud, est traversé par Oued El Hai bordé par une luxuriante palmeraie de milliers de dattiers que surplombent de majestueuses falaises. L’oued, berceau du barbeau, un poisson d’eau douce n’existe plus en raison des sécheresses successives qu’a vécues le pays.
Le temps avec ses turpitudes aggravées par les politiques de déruralisation, a porté un dur coup à la palmeraie d’El Kantara qui meurt à petit feu. Un barrage d’une capacité de 40.000.000 M3 a étè édifié dans les parages pour l’irrigation mais pas la glorieuse palmeraie. Selon les mauvaises langues, le baclage de l’étude aurait privé la région d’une quantité appréciable d’eau en année pluvieuse. Le surplus est perdu, avalé par l’embouchure d’oued "Aguemoune".
Un autre site touristique, en déperdition également, est celui du village rouge ou Dechra. Cet ensemble de maisons en matériaux traditionnels est à flanc de montagne. Il est caché actuellement par la ville moderne où ont fui les classes modestes des "kantaris".Les élus s’adonnent à aux réfections des nouveaux projets au détriment de la restauration des patrimoines et c’est dommage pour le tourisme tant local qu’international.
Selon les Ouled bled, la région nord et nord-est de la wilaya de Biskra est le parent pauvre de la Reine des Zibans. Elle n’est visitée qu’à l’occasion d’événements circonstanciels. A qui incombent les insuffisances de gestion ou de gouvernance ?

Par : BOURKI Abdehak

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