Le Midi Libre - evénement - La sécheresse inquiéte

Edition du 19 Octobre 2017



Le Mi-Dit

Caricature Sidou


Archives Archives

Contactez-nous Contacts




Retard des pluies
La sécheresse inquiéte
19 Octobre 2017

En cet automne, les pluies fontcruellement défautau point ou leministère desAffaires religieuses aappelé, pour demain vendredi, à la prière de la pluie (salat el istiska).

C’est dire que cette sécheresse préoccupe au plus haut point. "L’Algérie vit une situation de sécheresse », considère Brahim Mouhouche, enseignant à l’école supérieure d’agronomie, ssinvité hier de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio algérienne". Il estime que notre pays manque naturellement d’eau.

La tension sur l’eau sera toujours présente, "c’est la nature. L’Algérie se trouve au coeur de la Mena, la région la plus sèche du monde", rappelle- t-il. Il avance en cela les études internationales qui classent l’Algérie parmi les plus pauvre en eau avec une disponibilité de l’ordre 11,5 milliards de mètres cubes renouvelables par an, soit une quantité de 292 m3 par personne, alors que la moyenne mondiale est de 6.000 m3 par personne.

"La part en eau de l’Algérien n’est que de 3.5 % de lamoyenne mondiale",avancera l’invité de lachaîne 3. Que faire faceà cette situation demanque d’eau ? M.Mouhouche répond qu’"il faut réfléchir à des solutions à moyen et long termes, mais pourle moment il faut absolumentéviter legaspillage". M.Mouhouche recommandeégalement l’utilisationde techniques qui permettent "de produire plus avec peu d’eau, enrecourant notamment aux systèmes d’irrigation économiseursd’eau, connus de tous lesspécialités, comme parexemple le goutte-àgoutte,qui permet d’économiser jusqu’à 70%d’eau".

L’invité de la rédaction de la chaîne 3 évoquera aussi le recyclage de l’eau qu’il qualifiede fondamentale,puisque, selon lui,l’Algérie rejetteannuellement un peu plus d’un (1) milliard de mètres cubes d’eauxusées. "Si on arrive à utiliser seulement 60% de ces quantités, on pourrait augmenter de150.000 à 200.000 hectares les surfacesirriguées", expliquera-til.Citant les grands efforts d’investissements consentis par l’État pourla construction de barrages et de retenues collinares, M. Mouhoucheestime, toutefois, que "ledessalement est la solutionla plus plausiblepour régler ce problèmede manque d’eau. C’estnotre roue de secours"fera-t-il remarquer, enguise deconclusion

Par : RAYAN NASSIM

L'édition du jour
en PDF
Le Journal en PDF
Archives PDF

El Djadel en PDF
El-Djadel en PDF

Copyright © 2007 Midilibre. All rights reserved.Archives
Conception et réalisation Alstel