Le Midi Libre - Santé - COMMENT LA PRÉVENIR ?

Edition du 23 Octobre 2010



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ATTAQUE CÉRÉBRALE
COMMENT LA PRÉVENIR ?
23 Octobre 2010

Souvent, l’attaque cérébrale est précédée de quelques heures ou de quelques jours par un accident ischémique transitoire. Ce dernier constitue, donc, un signe avant-coureur qui doit donner l’alerte et mener à une consultation en urgence. Et ce, même si les symptômes disparaissent très rapidement.

On peut prévenir l’accident vasculaire cérébral en repérant l’accident ischémique transitoire. L’accident ischémique transitoire est un signe avant-coureur de l’accident vasculaire cérébral

Il faut consulter rapidement !
On peut prévenir l’accident vasculaire cérébral en repérant l’accident ischémique transitoire. L’accident vasculaire cérébral (AVC), plus communément appelé «attaque cérébrale», représente la première cause d’infirmité sévère durable (séquelles d’hémiplégie), la deuxième de démence et la troisième de mortalité, un quart des patients décédant avant d’arriver à l’hôpital. Malheureusement, ces lésions particulièrement sévères frappent chaque année 130 mille à 150 mille personnes, dont 25% de moins de 65 ans.
Toutefois, on sait aujourd’hui que dans 10% des cas, l’AVC est précédé de quelques heures ou quelques jours d’un accident ischémique transitoire (AIT). Et 30% des patients ayant présenté un AIT feront un jour une attaque cérébrale. L’accident ischémique transitoire est un signe avant-coureur de l’accident vasculaire cérébral.
On comprend ainsi facilement toute l’importance qu’il est nécessaire d’accorder à l’AIT, puisqu’il constitue dans de nombreux cas un signe avant-coureur. Ce dernier correspond à une obstruction d’un vaisseau cérébral, laquelle est de courte durée, contrairement au stade ultérieur qu’est l’AVC, où l’interruption prolongée de la circulation est responsable d’une destruction irréversible des neurones.
Il est donc essentiel de reconnaître les symptômes d’un AIT afin de consulter en urgence et de prévenir ainsi tout AVC ultérieur. Même si les symptômes sont variables en fonction de l’artère occluse et de la zone cérébrale atteinte, ils sont identifiables : engourdissement, diminution de la sensibilité, troubles du langage, faiblesse voire paralysie d’un bras ou d’une jambe, ou encore cécité d’un seul œil.
Hélas, ces signes étant de courte durée, les patients les négligent, ne consultent pas tout de suite et, souvent, n’en parlent à leur médecin qu’à l’occasion d’une autre consultation, soit quelques semaines voire quelques mois plus tard lorsqu’il n’est pas trop tard ! Or, l’AIT nécessite une prise en charge en urgence, avec l’administration de traitements dont l’efficacité a été prouvée en prévention d’un AVC. Le patient est généralement dirigé vers un centre spécialisé pour pratiquer en première intention une IRM (imagerie par résonance magnétique) ou un scanner cérébral. Ensuite, un bilan, comprenant notamment un électrocardiogramme et des examens biologiques, sera entrepris afin de confirmer le diagnostic. Dans l’attente, un traitement par aspirine sera administré.

Par : Soraya Hakim

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