Le Midi Libre - Sport - Les Sud-Américains en force aux quarts de finale

Edition du 1 Juillet 2010



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Mondial 2010
Les Sud-Américains en force aux quarts de finale
1 Juillet 2010

Les quarts de finale de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud seront dominés demain et samedi par la présence, en force, des Sud-Américains avec quatre sélections contre trois pour l’Europe et une seule pour le continent africain.

Pour la première fois depuis l’instauration, en 1954, des quarts de finale au Mondial, le continent sud-américain devance le vieux continent, pourtant représenté en force en 8es de finale, à l’entame du Mondial le 11 juin à Johannesburg. Le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay seront les représentants du continent qui n’aura perdu qu’une seule formation en cours de route, celle du Chili éliminée par son ‘’voisin’’’ du Brésil. L’Europe, avec pas moins de 14 sélections engagées, n’en a pu placer que trois en sacrifiant tout le reste lors des 16es 8es de finales fatidiques pour tous dont les finalistes de 2006 en Allemagne,  la France et l’Italie.
Le continent africain, qui abrite pour la première fois cette joute mondiale, n’a droit qu’à un seul représentant, le Ghana, qui aura l’honneur et la lourde tâche de défendre les couleurs de toute l’Afrique. Le Mondial sud-africain semble se distinguer par plusieurs faits majeurs comme les erreurs d’arbitrage ou la remise en cause de la hiérarchie établie en matière de niveau et de compétition. Ainsi les formations européennes qui avaient l’habitude de damer le pion lors des coupes du monde se sont vues reléguées aux seconds postes au cours de celle-ci avec en plus des chances minimes de continuer l’aventure vers les demi-finales.
La mission semble très difficile, voire impossible, pour notamment les Allemands face aux Argentins sous la conduite de Messi et des Pays-Bas contre le Brésil qui se présente comme le futur vainqueur de cette coupe. Ainsi et depuis 1954, l’Europe avait à chaque fois deux ou trois fois plus de représentants que l’Amérique du Sud en quarts. En 2006, il y avait six sélections européennes et deux sud-américaines en quarts, des chiffres proches des éditions précédentes: 5-1 en 2002, 6-2 en 1998, 7-1 en 1994, 6-1 en 1990 et 5-2 en 1986. La formule était différente lors de trois tournois (1974, 1978 et 1982), mais la proportion était similaire auparavant, sauf en 1970, lorsque les Européens étaient quatre et les Sud-Américains trois.
En plus du nombre, il y a lieu aussi de mettre l’accent sur le niveau des forces en présence puisque incontestablement, les Sud-Américains du Brésil et de l’Argentine se présentent dans la peau de favoris même si en football tout est possible. Mais au vu des prestations fournies par les Sud-Américains, il est évident que les pronostics pencheraient vers les Latino américains tant leurs formations ont été à la hauteur lors des premiers tours. Le Brésil qui a écrasé le Chili (3-0) et l’Argentine qui a dominé le Mexique (3-1) rêvent tous les deux de renouer avec le succès et une finale entre les deux géants du football mondial n’est pas à écarter. Cette suprématie ne peut être remise en cause que par l’Espagne ou l’Allemagne qui disposent de joueurs à même de créer la surprise. Mais au vu des résultats des ces deux équipes, avec une défaite chacune face à des formations loin d’être des foudres de guerre, force et de douter de la force, notamment psychologique, des deux Européens. Les techniciens expliquent cet état des choses par le travail accompli et par le mode de qualifications de la zone AmSud. ‘’Le football sud-américain a énormément progressé, il y a de bons joueurs et les fédérations font du bon travail autour des équipes nationales", a indiqué, le sélectionneur brésilien Dounga, alors que Diego Maradona, son homologue argentin, estime que ces progrès proviennent notamment du mode de qualifications de la "zone AmSud", un championnat à dix équipes très relevé. La moyenne d’âge des équipes, européennes notamment, a été également une des autres raisons de la ‘’mauvaise’’ prestation de nombreuses équipes. Le président de la Fifa, Joseph Blatter, avait pointé l’âge avancé des joueurs figurant dans les groupes de la France et de l’Italie, éliminées dès le premier tour du Mondial-2010 de football. "La France n’avait aucun joueur de moins de 23 ans dans le groupe des 23, et l’Italie un seul, mais il n’a pas joué", a-t-il dit s’appuyant sur une étude du groupe technique de la Fifa. A l’inverse, il a fait remarquer que onze des vingt-trois joueurs du Ghana, parmi lesquels neuf sont déjà apparus sur le terrain, étaient âgés de moins de 23 ans, tout comme neuf éléments du groupe de l’Allemagne (sept sont apparus sur le terrain). Cet élément n’est pas le seul à être pris en compte puisqu’une équipe nationale c’est aussi de gros moyens financiers et une logistique technique à ne pas sous-estimer. C’est d’ailleurs sur ces aspects qu’ont péché de nombreuses sélections des continents africain et asiatique. Ainsi l’Afrique, dans son ensemble, a plutôt raté le Mondial. Le Cameroun, arrivé au son du clairon de vouloir gagner la coupe, a été éliminé le premier, l’Algérie et le Nigeria n’ont marqué qu’un point, et l’Afrique du Sud est devenue le premier hôte à ne pas franchir un tour...alors que la Côte d’Ivoire a chuté face à des gros calibres que sont le Brésil et le Portugal. Enfin, si l’Asie a disparu des quarts, elle a placé deux pays en 8es de finale, le Japon et la Corée du Sud, ce qui n’était arrivé qu’une fois, quand ces deux nations co-organisaient le Mondial-2002. Et la Nouvelle-Zélande a porté haut les couleurs de l’Océanie en repartant certes éliminée, mais invaincue. Le grand ménage semble être entamé chez certains pour remettre de l’ordre dans leurs sélections qualifiées de solides formations pouvant aller loin dans cette compétition. Les pouvoirs publics au Nigeria ne badinent pas avec les couleurs nationales et son Président Goodluck Jonathan a annoncé hier le retrait de l’équipe nationale de toute compétition pour une durée de deux ans, à la suite des mauvais résultats au Mondial… une décision à méditer par des autres… qui fêtent des défaites comme des victoires.

Par : Mohamed Zemmour

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