Le Midi Libre - evénement - Le parquet de Paris requiert un non-lieu pour Hasseni

Edition du 10 Fevrier 2010



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Accusé de complicité dans l’assassinat de Ali Meceli
Le parquet de Paris requiert un non-lieu pour Hasseni
10 Fevrier 2010

Le parquet de Paris a requis un non-lieu en faveur du diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni, chef du protocole du ministère algérien des Affaires étrangères, interpellé en 2008 en France et placé sous contrôle judiciaire dans l’enquête sur l’assassinat de l’opposant Ali Mecili en 1987 à Paris, rapporte l’AFP, citant des sources concordantes.

Le diplomate algérien, arrêté mi-août à Marseille et soupçonné d’être l’un des organisateurs de l’assassinat, en 1987 à Paris, du dissident André Ali Mecili, a, à maintes reprises nié son implication dans ce crime au cours des interrogatoires menés devant le juge d’instruction Baudoin Thouvenot, en charge de ce dossier qui a empoisonné, depuis plusieurs mois, les relations franco-algériennes. M. Hasseni, mis en examen pour «complicité d’assassinat» et placé sous contrôle judiciaire - n’avait pas le droit de quitter la région Île-de-France -, a maintenu, toujours devant le magistrat, la défense qu’il a faite sienne depuis le retour de cette affaire d’État sur les devants de la scène avec son interpellation vingt et un ans après les faits : les autorités françaises se sont trompées de personne. Le diplomate qui n’a cessé d’affirmer, depuis son interpellation, être victime d’une homonymie, a déposé fin août une requête aux fins de non-lieu auprès du juge d’instruction Alain Philibeaux. Le parquet de Paris a décidé, début février, de soutenir cette requête, a-t-on indiqué de sources concordantes. Il revient désormais au juge d’instruction de suivre ou pas ces réquisitions de non-lieu concernant M. Hasseni. Pour son avocat, Me Jean-Louis Pelletier, se confiant à l’AFP «la preuve de la culpabilité de M. Hasseni n’a pas été apportée, trop de doutes subsistent». Visé par un mandat d’arrêt international, M. Hasseni était désigné par un ancien officier des services secrets algériens, Mohamed Samraoui, réfugié en Allemagne, comme étant le commanditaire de l’assassinat d’Ali Mecili, avocat de 47 ans exilé en France depuis 1965. Cependant lors d’une confrontation par visio-conférence, organisée le 4 juin dernier, Mohamed Samraoui est revenu sur une partie de ses déclarations. Pour rappel le diplomate avait été inculpé pour complicité d’assassinat et placé sous contrôle judiciaire qui lui a, pendant un certain temps, imposé de rester en France. Une inculpation qui avait provoqué la colère du gouvernement algérien, «indigné» par le sort réservé à son diplomate et à la clé un «refroidissement» des relations algéro-françaises.
S. B.

Par : Sadek Belhocine

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