C’ent vingt et un journalistes ont Ă©tĂ© tuĂ©s dans 25 pays en 2009, "un nombre record", en hausse de 33% par rapport Ă 2008, selon les statistiques publiĂ©es hier par l’ONG Presse emblème campagne (PEC), dont le siège est Ă Genève. "2009 a Ă©tĂ© une annĂ©e noire pour les mĂ©dias dans le monde", a soulignĂ© le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la PEC Blaise Lempen dans un communiquĂ©. "Dix journalistes par mois en moyenne ont Ă©tĂ© tuĂ©s en 2009 par des groupes armĂ©s, des rĂ©seaux criminels, des gouvernements et dans des attentats terroristes", a-t-il ajoutĂ©. "Beaucoup d’autres journalistes ont Ă©tĂ© enlevĂ©s ou contraints au silence ou Ă l’exil, et l’impunitĂ© reste la règle", selon lui. Le bilan a Ă©tĂ© alourdi par "le plus grand massacre de journalistes de l’histoire en une seule journĂ©e", selon l’ONG : 31 d’entre eux ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©s le 23 novembre dans un massacre visant un candidat Ă des Ă©lections locales de la province de Mindanao, dans le sud des Philippines.
Ce pays, le plus dangereux en 2009 avec 31 journalistes tuĂ©s, cumule avec cinq autres, le Mexique, la Somalie, le Pakistan, la Russie et l’Irak, les deux tiers des dĂ©cès de reporters. "Aucune amĂ©lioration n’a Ă©tĂ© enregistrĂ©e au Mexique, deuxième pays le plus dangereux, avec 13 journalistes tuĂ©s en 12 mois. Ils ont Ă©tĂ© les victimes de la lutte entre rĂ©seaux de trafiquants de drogue et autoritĂ©s locales", prĂ©cise la PEC.