Le Midi Libre - evénement - Hécatombe des conserveries à l’Est

Edition du 14 Avril 2009



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Crise dans la filière tomate
Hécatombe des conserveries à l’Est
14 Avril 2009

«La filière agonisante de la tomate industrielle à l’Est du pays ne peut se relever que par l’appui financier étatique via les banques publiques».
C’est l’intime conviction des conserveurs de tomate dont beaucoup ont été, dans un passé tout récent, contraints de mettre la clé sous le paillasson après la suppression des subventions et l’ouverture du marché à la concurrence étrangère qui a fini par étrangler la filière, jadis gagne-pain de milliers de fellahs dans la majorité des wilayas de l’Est. Devenu subitement maudit, ce créneau, qui a longtemps servi de poumon économique dans cette vaste région du pays, a vu dépérir plus d’une douzaine d’usines en l’espace de quelques années. «Ces unités ont fermé les unes après les autres, quand les produits d’importation ont commencé à envahir le marché local, empruntant le plus souvent les circuits clandestins du trabendo», indique une source proche d’Actom (Association des conserveurs de tomate) suite à la désaffection de la majorité de ses membres qui ont fermé leur conserverie. "La perte de change et les taux exorbitants supportés durant les années difficiles de la décennie noire, associés aux exigences du fisc, nous ont cassé finalement les reins", dénoncent unanimes les conserveurs. Ces derniers guettent un signal fort des pouvoirs publics envers cette filière stratégique en vue de sa réhabilitation. La dernière mesure relative à l’octroi d’une subvention de 2 DA/ kg pour les producteurs est, certes, encourageante, estime-t-on, mais elle reste hypothétique devant les obstacles bureaucratiques qui minent les mécanismes d’aide aux conserveurs. "Nous bénéficions d’une aide de 1,50 DA/ kg à des fins de transformation. Mais pour l’encaisser, c’est tout un parcours du combattant qu’il faut faire avec l’administration qui exige des contrats signés individuellement avec chaque fellah. Or la majorité des producteurs n’ont pas de cartes de fellah, ils louent auprès de ces derniers leurs terres. Conclusion, il faut d’abord assainir le dossier du foncier agricole pour ensuite entreprendre, de concert avec les conserveurs et les fellahs, la réhabilitation de la production nationale de la tomate industrielle" estime-t-on du côté des conserveurs.

Par : Rafraf Mohamed

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