Le Midi Libre - Sport - Une occasion pour dévoiler les ambitions des uns et la force des autres

Edition du 6 Août 2008



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Le coup d’envoi de la saison de football 2008-2009 sera donné ce week-end
Une occasion pour dévoiler les ambitions des uns et la force des autres
6 Août 2008

Affirmer que le football n’est pas une science exacte ne serait rien d’autre qu’une vérité de Lapalisse. C’est-à- dire que tout est possible dans le monde du ballon, mais force est de constater que notre compétition nationale se dirige tout droit vers un duel à deux, trois, voire cinq clubs au maximum.

Après plus d’une décennie dominée par une lutte à distance entre quelques clubs, place donc aujourd’hui à une nouvelle course à quatre ou cinq club de l’élite. En l’état actuel des choses, les gars de la ville des Genêts occuperont peut-être le fauteuil de leader sur leurs principaux concurrents, mais ces derniers ne comptent pas se croiser les bras. Ils comptent pousser leurs efforts jusqu’au bout pour barrer la route aux Kabyles. Et pour être à jour, les Canaris auront encore à recevoir le NAHD sur leur terrain du stade du 1er Novembre avant de se déplacer au Soudan pour croiser le fer avec les Bleu et Blanc d’El Merrikh, plus prévoyants que les Astres de Douala, dans une étape déterminante sur le chemin du titre de la coupe de la CAF. Ce qui veut dire qu’entre-temps ils devront certes commencer par un long et périlleux déplacement au Soudan, chez un club qui a causé tant de désagréments aux Chélifiens dans un passé récent, mais globalement l’équipe phare de la Kabylie bénéficie d’un calendrier plus avantageux que son concurrent soudanais. La JS Kabylie entamera la compétition en déplacement face aux Soudanais d’Al-Merrikh (15-17 août) avant d’accueillir les Tunisiens de l’ES Sahel (29-31août). Les poulains Alexander Moldovan auront en effet l’avantage d’offrir l’hospitalité à tous les gros calibres de sa poule B, lors des matches retour. En contre partie, les Vert et Jaune joueront un match derby lors de la seconde journée face à l’USM Alger à Bologhine. Ce derby de la capitale risque tout bonnement d’être reporté en raison du déplacement des enfants de Soustara chez le club soudanais Al-Merrikh, finaliste de la Coupe de la Confédération l’année dernière. Les coéquipiers de Derrag effectueront donc un déplacement à Alger même si lors du derby de la capitale, c’est le CRB qui recevra la JSK.

Gare tout de même à l’ES Sétif, l’ASO Chlef, la JSMB, l’USM Alger et l’USM Annaba
Des équipes de l’ES Sétif, de l’ASO, de la JSMB et de l’’USM Alger qu’il ne faut pas non plus jeter aux oubliettes. Elles qui se produiront cette saison avec la ferme intention de détrôner la JSK, affronteront tour à tour les ténors et qui auront là, l’occasion de prendre leur revanche pour confirmer leur statut surtout. Auquel cas, le choc direct entre ces formations pourrait s’avérer déterminant pour l’octroi du titre. Maintenant, au delà des considérations de faveurs aléatoires d’un calendrier, c’est plutôt les qualités techniques et morales des uns et des autres qui seront à même de faire la différence à la fin du parcours. Et à ce niveau chacun dispose d’arguments solides et valables pour imposer sa loi. Joueurs de qualité, solidité mentale, encadrement de premier plan, tous peuvent se targuer d’être assez bien nantis à ces niveaux. De quoi nous offrir des duels à distance passionnants jusqu’à l’ultime souffle de cette édition 2008/2009 du championnat national. D’autant plus que les équipes naviguent en ce moment au rythme de croisière eu égard à la préparation d’avant-saison effectuée à l’étranger. La JSK commence à allier désormais le résultat et la manière avec une défense de fer et une attaque redoutable d’efficacité, à l’image d’un Amaouche qui a apposé son empreinte sur le rendement offensif de l’équipe de Nabil Hemani parti à l’ES Sétif. En parlant de l’ESS, celle-ci est aussi bien nantie avec un Hemani qu’on ne présente plus et un Ziaya métamorphosé, un Seguer, et un Djediat au summum de leur art. Entre une équipe avide de titres après une longue traversée du désert et une disette qui n’a que trop duré pour ses supporters, et un ensemble qui plane sur le sommet du continent arabe et qui est rodé à toutes les épreuves, l’Aigle des hauts plateaux ou les Canaris du Djurdjura auront du mal à choisir où faire leur nid.

Mercato d’hiver et d’été
Simple ajustement ou véritable besoin, le mercato d’hiver est généralement moins passionnant que celui d’été. Toutefois, certains clubs éprouvent le besoin de procéder à quelques retouches. Erreurs de recrutement, graves blessures, arrivée hivernale pour mieux préparer le joueur à la compétition ou tout simplement en fonction de l’opportunité, les raisons pour lesquelles les clubs recrutent l’hiver et l’été sont nombreuses. Reste à savoir quels sont les joueurs recrutés sur le marché et quelles pourraient être les opportunités et les bonnes affaires. Voici donc cette dernière partie de ce tour d’horizon des joueurs qui ont animé le mercato. Les seize clubs qui composeront le panorama cette saison ont déjà élu leurs camps de base respectifs, à domicile ou à l’extérieur, pour entamer la phase préparatoire. A commencer par la JSK, compétitions régionales et continentales obligent, la formation kabyle, a opté pour la continuité. En maintenant presque le même effectif, d’autres joueurs ciblés sont venus renforcer le club pour faire face aux échéances continentales. Pour cette année, les commandes techniques seront assurées par le technicien roumain Moldovan, qui sera assisté par un adjoint issu du club, en l’occurrence Rahmouni, lequel succédera à Azziz Benhamlat. Sept joueurs et non des moindres sont venus s’ajouter à la liste kabyle. Il s’agit de Ouznadji et Boukria (NAHD), Belat (USMH), Berchiche (WAR), Boudjelid (CABBA), Maroci et Belouaed de l’USMB et enfin Bellabes (MCO). Le club kabyle a, certes, perdu son goleador Nabil Hemani au profit de l’ES Sétif, mais il a su convaincre d’autres attaquants de qualité pour parer à ce départ inattendu de l’enfant du Ruisseau. Le champion arabe a perdu son attaquant ivoirien Sery Die qui a ravi la vedette durant cet été, Il sera suivi par son compère Farid Touil qui a atterri au MCA, Abdel Moumen Djabou au FC Sion (Suisse) tandis que le défenseur de charme Adel Maïza, il vient de parapher un contrat au profit d’une formation saoudienne. Les Aigles Noirs ont cependant pallié ces départs par d’autres arrivées. Ils se sont octroyés les services des valeurs sûres du football algérien. Les départs ont été donc vite comblés par la venue de Hemani le goleador kabyle, Fahem Bouazza, le meneur de jeu du MCO, Diss (USMB) , Belkaid (MC Alger) , Seguer (MCS), de Smaïl Diss. (USMB) et Amine Aksas du Chabab, chipé au Mouloudia. Pour ce qui est des promus, l’USMH, le MSPB et à un degré moindre le MC El Eulma, ils n’ont pas lésiné sur les moyens pour assurer un retour sans dégâts parmi l’élite. Boualem Charef, Mustapha Sbâa ont recruté selon leurs besoins. Pour le CRB et les autres locataires de la division une, la saison a déjà débuté, forts de leurs effectifs, malgré les départs, les coachs engagés disposent de tous les atouts pour aller loin, à condition de bien gérer leurs sorties dans les différents tableaux où ils sont engagés. Cependant ce sont le CRB et l’USM Annaba qui se sont taillés la part du lion en matière de recrutement. Le boss belouizdadi, après avoir perdu plusieurs cadres, à l’instar d’Amine Aksas, de Naamoune (ES Sétif), d’Ahmed Mekehout et d’Amine Aoudia (USM Annaba), a réussi à convaincre le défenseur Karim Maameri et le gardien international Nassim Ousserir de renouveler l’expérience avec le Chabab. Le club de Mahfoud Kerbadj a recruté un seul joueur étranger l’Ivoirien Alex (ex-ESS). Des joueurs locaux ont été préférés aux étrangers pour mettre en place une équipe d’avenir. De jeunes joueurs comme Gherbi (WAB) et d’autres du vivier belouizdadi, ont été ajoutés aux Berguiga, Bendahmane (RCK), Amieur (CAB), Akniouene (OMR) et Fenier (USM An), Berradja (MCO), Boudemagh (ESS), Kerras (MCEE), pour enrichir l’effectif déjà existant. L’USM Annaba a ravi la vedette aux autres clubs en engageant pas moins de 12 nouveaux joueurs. Il s’agit de Gaouaoui (ex-WAT) Mekhout, Aoudia (CRB) Gouaiche, Remache (ASK), Harket, Athmani (JSK), Ghanaïa, Hamidi (MCS), Bouchrit (USMAl) Belhadj (OMR), Rebih (USMB), Omar Daoud (Ahly Libye). Le MCA a également fait sa mue. Le nouveau coach irakien Ameur Djamil a insisté sur la venue de joueurs de qualité. En effet, après la venue de Hamza Yacef (WAC), Benseghir (RCK), Bentoucha (MCS), Boulekbache (ASK), Doukha (MCEE), Hamadou (USM An), Zedam (MCO), le joueur Farid Touil a clos la liste des joueurs en paraphant un contrat d’une année au profit du doyen. Quant aux formations comme le NAHD et les autres on prépare comme on peut la saison avec les moyens de bord.

Limogeages : valses
à plusieurs temps
Si les entraîneurs sont limogés ou échangés chaque week-end, certains d’entre eux trouvent bien leur compte en s’adaptant de la plus profitable des manières à cette danse frénétique des chaises. Pareils à des abeilles, butinant d’un club à un autre, ces Marco Polo du football, arrivent à chaque fois à se débrouiller trois ou quatre clubs par saison pour faire leur beurre, et s’accaparant surtout l’argent du beurre, du pot au beurre et du charme de la bergère ? Certains pigeons voyageurs, ont touché 1,350 milliard de centimes, soit 225 millions de centimes par mois ce qui est le salaire le plus élevé d’un entraîneur en Algérie. Bien plus supérieur à celui de Saâdane le sélectionneur national et de tous les techniciens étrangers qui activent dans notre pays. Le monde des entraîneurs reste toujours agité et ne semble pas se calmer de sitôt. Pour la saison 2007-2008, pas moins de 41 changements d’entraîneurs ont eu lieu en 15 journées de championnat, cela relève de l’incroyable ! Le pauvre football algérien ferait son entrée dans le Guinness sans la moindre embûche ou contestation tellement il n’aurait pas de concurrent à ce niveau.

NAHD et USM Alger,
la carte des jeunes
Le NAHD et l’USM Alger gèrent plutôt bien le présent et pensent à l’avenir. Mais il lui faut les moyens de ses ambitions. A pareille époque de l’exercice écoulé, le compteur affichait un grand écart de points entre ces deux formations. Cette saison, le capital sera tout autre. Chacun s’est renforcé en fonction des besoins et son budget sans faire de folies. Une grande marge de progression et un tableau de marche qui dépasse de loin les
espérances : une attaque percutante avec une moyenne de deux buts par match et une marche reluisante, ce qui a permis aux Algérois de Soustara de se faire inviter à la ligue arabe des champions. Ce parcours prendra une autre dimension cette saison pour éviter les aléas qui ont marqué l’intersaison, causant un retard énorme dans la préparation. Il y a aussi cette inconstance au niveau du staff technique, puisque les deux équipes étaient à leur troisième entraîneur de la saison. Autant de facteurs qui pourraient refroidir le plus fervent des supporters. Mais après les souffrances de l’été, les deux teams, loin des soucis, se trouvent devant un nouveau challenge, celui d’une qualification à la ligue arabe des champions. A quelques jours du coup de starter, il est très tôt de jubiler, puisque les clubs auront à vivre un début de saison difficile avec d’une part la canicule, le mois de jeûne et d’autre part, des adversaires jouant pour le titre et d’ autres luttant pour le maintien, sans omettre les déplacements pour les compétitions régionales. En attendant, force est de reconnaître que ces clubs peuvent se targuer d’avoir réussi à deux niveaux (jeunesse et expérience) et qui feront leur force au cours des exercices mais dans lesquels il ont échoué depuis leur présence parmi l’élite : il s’agit de la valeur des recrutés qui ne cessent d’apporter le plus escompté et surtout cette nouvelle vague de jeunes issus du cru, et c’est cette deuxième composante qui constitue le fait marquant de la saison 2008-2009.

Un dilemme : le
renouvellement des contrats
Contrairement aux saisons précédentes, les clubs ont privilégié la qualité avec des recrutements ciblés sans barrer la route aux jeunes et c’est là ou réside la grande réussite des clubs comme le MCS, l’ASO, le RCK, l’ASMO, El Harrach qui ont puisé dans leur vivier pour suppléer les nombreuses absences. Longtemps ignorés, le mérite revient aux coaches d’avoir permis à ces jeunes d’étaler leurs potentialités. Il suffit de citer des noms qui constituent la découverte de la saison avec un apport considérable aux effectifs rodés. L’amalgame entre cette génération montante et le groupe de recrutés a bien fonctionné et certains clubs ont réussi là où d’autres ont échoué au cours des trois dernières saisons avec un gage de garantie pour l’avenir au vu des potentialités démontrées, aidée en cela par les encouragements incessants du public, fier de ses poulains. A Blida, une pléiade de jeunes recrutés à l’aube de la saison et dont la moyenne d’âge ne dépasse pas 20 ans, soit de quoi mettre sur pied un groupe riche pour la prochaine saison sans pour autant fermer l’œil sur un vrai dilemme qui commence à constituer un dossier de première importance pour le bureau directeur : celui des contrats de certains joueurs qui expirent qui ne veulent apposer leur signature au bas du contrat que pour une saison. Ce qui a amené la FAF à interdire le contrat d’une saison pour tout athlète désireux de changer de club. Une nouvelle entreprise pour consolider une action de rajeunissement, symbole d’une catégorie qui a passé l’apprentissage de l’élite avec succès pour se tourner vers l’avenir qui s’annonce sous les meilleurs auspices.

Les trois « Africains »
et les trois « Arabes »
La JSK qualifiée pour la phase des poules de la coupe de la CAF, l’ASO Chlef qui a terminé la saison à la seconde position, et la JSMB vainqueur de la coupe d’Algérie, seront les trois formations qui défendront les couleurs algériennes dans les prochaines joutes continentales au niveau des clubs. Les deux premières citées joueront les éliminatoires de la Ligue des champions. La formation de Alexander Moldovan, fort de sa première place et l’ASO, deuxième, se sont offert les deux tickets pour prétendre être dans la cour des grands d’Afrique. La dernière citée, à savoir la JSMB, jouera la Coupe de la confédération. S’il a suffi, à la JSMB, de remporter le trophée pour être ‘’africain’’, ce ne fut pas le cas, pour les Lions du Cheliff. L’équipe de Abdelkrim Medouar a fait un brillant parcours en championnat national avant de tomber, au sprint final, devant le champion kabyle. Pour sa deuxième saison, le club chélifien est déjà ‘’africain’’. Un mérite qu’il partage avec son homologue de la JSMB qui a bataillé dur pour faire de son club une formation qui compte sur le plan national. L’Afrique attend d’eux qu’ils fassent leurs preuves.
En compétition arabe, l’ES Sétif, l’USM Alger et l’USM Annaba seront les trois représentants algériens à la 6e édition dont le coup d’envoi est prévu en octobre prochain, selon la liste des clubs participants publiée lundi par l’Union arabe de football (UAFA). L’ES Sétif participe à cette édition en tant que détenteur du trophée pour la seconde année de suite, tandis que l’USM Alger et l’USM Annaba pour leur 4e place en Championnat d’Algérie de division une, saison 2007-2008. De son côté, ART, le sponsor officiel de la compétition régionale, invitera des clubs sur des critères de popularité et du standing sportif. Le secrétariat général de l’UAFA a fixé au 10 août prochain le dernier délai pour les fédérations pour envoyer les noms de ses représentants. La Ligue des champions arabes de football se déroulera en élimination directe en match ’’aller et retour’’ jusqu’à la finale, sans passer par la phase de poules. Ainsi, le nombre des matchs passera de 76 à 64 rencontres, tandis que le nombre des participants demeure le même (32 équipes).

ESS, USM Alger et MC Alger
quels gâchis !
La douleur de ces deux clubs qui ont échoué cette saison aux portes de la gloire doit être grande. Le club des hauts plateaux et de Soustara, après avoir animé le championnat pendant quelques saisons, ont chuté de nouveau. Les Aigles des hauts plateaux, plutôt orientés vers le trophée arabe plus onéreux et lucratif, n’ont pu se maintenir à la première loge. L’USM Alger, confronté à un problème de coach, capable de mener à bien sa mission, et malgré sa détermination, n’a pu aller loin avec cette formation qui, a échoué aux portes des demi-finales de la ligue arabe des champions. Le club cher à Said Allik a terminé à une place honorable. Déjà, on sentait les choses venir. Essoufflé, le président Allik a longtemps crié à l’aide sans jamais être entendu par les concernés. Et ce qui devait arriver arriva. Le club n’a remporté aucun titre. Pour combien d’années ? Malin qui pourra trouver la réponse. Quant au MC Alger, il faut reconnaître que c’est la suite logique d’un déclin déjà amorcé. Depuis le clash entre les différents membres du bureau qui se sont succédé à la tête du club, et ses anciens partenaires, les choses ont commencé à se dégrader pour cette jeune formation qui avait commencé à titiller ‘’les gros bras’’ du football algérien. Esseulé et sans moyens, le MC Alger finira comme on pouvait s’y attendre, sa course dans le championnat avec la peur au ventre. Dommage !

La violence et la «guerre
des mots»
Il est temps d’arrêter cette hémorragie de la "violence des mots" qui attise celle des actes, avant que le sport en général et le foot en particulier ne deviennent un domaine réservé à des aventuriers de tout bord. Il n’est pas normal aussi d’accepter dans les tribunes des banderoles portant le terme Hooligans "Ultra" qui signifie "extrémiste fanatique" parce que certains veulent imiter les spectateurs italiens qui brandissent ce genre de slogan. Il faut ramener le calme dans les esprits et dans les tribunes. Ces tribunes qui sont devenues un vrai danger pour les vrais sportifs qui se déplacent pour voir des compétitions sportives et non pas pour faire la guerre. La guerre ? Combien parmi les excités des stades savent que ce sont aussi des "mots" qui ont provoqué la guerre du football entre deux pays, le Honduras et le Salvador en 1969, une vraie guerre, avec bombardements aériens, qui a fait plus de 2000 morts et des milliers de blessés. Pour conclure, je formule le souhait pour que « la guerre des mots » cesse et laisse la place à la vraie compétition sportive, pour que le sport et le football restent un moyen d’éducation, de formation, de communication et de rapprochement entre les gens. La honte, l’humiliation, la déroute, la débâcle font malheureusement partie d’une violence "verbale" croissante (de la presse surtout), que le pays connaît à chaque fin de matche, violence qui engendre malheureusement celle plus grave, la violence de la rue et des stades. Ceux qui poussent à la vindicte populaire et qui alimentent une hystérie collective, ne risquent-ils pas de provoquer des drames comme ceux très nombreux qu’a connus l’Histoire du football depuis que ce sport est né ? Il n’est pas superflu de rappeler que des milliers de vies humaines ont été perdues depuis un siècle à cause de quelques ballons qui n’ont pas suivi le « droit chemin » et de quelques expressions mal formulées-il est bon aussi de rappeler quelques-uns de ces drames qui ont été « provoqués » parce qu’on a fait croire à tout le monde (les enfants surtout) que le mauvais résultat sportif est un crime et que les adversaires « sportifs », qu’ils soient joueurs ou spectateurs, sont des ennemis. C’est tout simplement semer le vent, c’est-à-dire des mots vides de sens pour récolter la tempête de la violence.

Médias, respecter et faciliter
le travail des journalistes
Il est temps que l’on se mette aux normes internationales. Cet appel sonnait comme une injonction dans toutes les bouches des instances concernées à chaque début de saison. Ceci n’introduisait pas uniquement le sujet du jour du séminaire organisé sur le rôle de la presse, mais toute la position de l’instance fédérale internationale du sport-roi vis-à-vis de cet organe. D’ailleurs le thème choisi s’imposait en vue de la place de choix qu’occupent les médias dans la diffusion des informations et leur influence de plus en plus en plus grandissante dans le paysage sportif. Pourtant, les clubs qui sont les plus concernés n’ont pas tous répondu à l’appel et n’appliquent pas les reconsidérations de la FAF. Ceci témoigne si besoin est de son souci de voir les hommes de la presse faire leur travail dans les meilleures conditions. Ce droit élémentaire n’est pas toujours respecté. Que de fois a-t-on assisté à l’envahissement de la tribune par le public et les joueurs. Les médiateurs de presse des clubs doivent assurer et veiller à la bonne organisation des rencontres. Leur rôle est réglementé par la FIFA et doit être adopté par tous les clubs affiliés. Les journalistes travaillent dans le temps et sont toujours pressés. Les médiateurs doivent donc respecter leur dispositif et leurs obligations. Il faut veiller à organiser la tribune de presse et y répartir les journalistes selon leur mode de travail et une hiérarchie mondialement reconnue.

1. les agences, à commencer par celles locales
2. la télévision
3. la radio
4. la presse écrite
D’ailleurs une réforme profonde est en train de se tramer et prendra effet à partir de la saison prochaine. Elle englobe l’organisation méticuleuse des conférences de presse qui vont être limitées à 20’ et des zones mixtes dans les différents stades. La FAF va adopter Une campagne de sensibilisation de la presse régionale pour aider les journalistes dans l’exercice de leurs fonctions. Les médiateurs doivent, donc, s’acquitter au mieux de leur mission que l’on qualifie de " noble mais très difficile». Elle requiert un profil spécifique et des qualités à savoir : la sagesse, la pondération, la capacité d’écoute et surtout une neutralité totale et en toutes circonstances.
Il faudrait prévoir des sanctions à l’encontre des responsables de stades qui n’appliquent pas les directives de la FAF.

Le marché aux entraîneurs
un marché florissant
Le marché des transferts n’est pas particulièrement florissant en cette intersaison. Il faut dire que les difficultés financières dans lesquelles se débattent la plupart de nos clubs les empêchent "d’assouvir" leurs ambitions mercantiles. Commençons d’abord par le marché des entraîneurs où pratiquement tous les clubs ont trouvé coach à "leurs pieds". Voici la liste des entraîneurs pour chaque club: - JS Kabylie : Alexander Moldovan Roumanie (Nouveau) E.S.Sétif : Bernard Simondi France (reconduit). - ASO Chlef Hadj Mansour Palestine (nouveau)-USM Alger Oscar Fullone Argentine (nouveau)-USM Annaba Rachid Belhout (Nouveau) MC Saida Nacer Eddine Drid (nouveau)-MC Alger Ameur irak. (reconduit)-JSM Bejaia Djamel Menad (nouveau)-AS Khroub Lamine Bougherara (reconduit)-CR Belouizdad : Mohamed Henkouche (nouveau)-NAHD : Nour Benzekri (nouveau)- CABBA : Rachid Bouarrata (nouveau)-USMB : Abdelkader Amrani (nouveau), MC El Eulma (Mustapha Sbâa (nouveau)-MSPB : Ahmed Mhimdet (nouveau)-USMH : Boualem Charef (nouveau).
A la lecture de cette liste, on constate que les clubs de l’élite ont opté pour le changement plutôt que pour la stabilité du cadre technique dans le but, bien évidemment d’obtenir des résultats meilleurs. Ainsi,13 clubs ont opté pour un nouveau coach dont 05 étrangers, l’USM Alger ayant pris Oscar Fullone , un coach à poigne, qui a roulé sa bosse un peu partout , et où l’année dernière, il a fini vice champion arabe avec le WA Casablanca à Blida. Il pourrait être un coach très rigoureux qui pourrait éventuellement permettre aux jeunes joueurs de franchir un palier. L’autre étranger engagé n’est autre que le roumain de la JSK, un inconnu dans notre milieu footballistique mais qui, semble-t-il est précédé d’une flatteuse réputation. Le troisième coach étranger est le français Bernard Simondi qui vient de remporter le titre de champion arabe avec l’ESS. Une reconduction logique même si le coach a résisté aux sirènes golfiques ou maghrébines.
Les deux autres coachs arabes de palestino et d’Irak, sont désormais connus en Algérie. Les autres 11 clubs ont opté pour l’école algérienne à la fois pour des considérations techniques et financières.

L’école algérienne
très appréciée
L’USM Annaba a exaucé le vœu de Rachid Belhout en lui accordant sa confiance pour prendre en charge les Rouge et Blanc dans un contexte délicat et avec des objectifs précis: assurer une bonne figure en Ligue arabe des champions et prendre un départ canon en championnat. Mohamed Henkouche est retourné dans son antre à Belouizdad pour permettre au Chabab de gravir un nouvel échelon vers les sommets alors que les néo-promus ont accordé leur confiance à Mustapha (MCEE) qui se fait doucement un nom dans le circuit et à Ahmed Mhimdet (MSP) qui est un technicien confirmé. L’USMH a opté pour un technicien rigoureux, Boualem Charef, décidé à rajeunir l’équipe et à lui éviter les frayeurs des fins de saisons alors que le NAHD a pris Nour Benzekri qui part avec des ambitions réalistes. Nacer Eddine Drid , est venu au MCS pour y apporter sa confiance et son savoir-faire alors que Djamel Menad poursuivra l’excellent travail qu’il fournit lors de son passage dans les différents clubs. Le détenteur de la Coupe a opté pour la continuité aux enfants du club en mettant un ex-enfant de la JSK qui prend la relève de Khezzar parti ailleurs.
L’autre club des hauts plateaux a insisté pour avoir l’homme qui cumule expérience et méthode moderne pour le travail en profondeur. Bouarrata a été désigné à la tête des Criquets Jaunes.

Par : Wassim Aouf

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