L’ancien sélectionneur de l’équipe algérienne de handball, Djaâfar Belhocine, a qualifié de "très difficile" la mission des Verts pour décrocher le billet qualificatif aux JO-2016 à Rio de Janeiro, se montrant, en revanche, optimiste quant à leur possibilité de s’adjuger l’une des trois premières places donnant accès au Mondial-2017 à l’issue de la CAN, dont le coup d’envoi a été donné jeudi au Caire.
Pour être réaliste, je pense que les chances de la sélection algérienne pour garder son titre et se qualifier aux JO sont minimes pour plusieurs considérations : d’abord, il sera très difficile de battre les Egyptiens chez eux où généralement l’on recourt à des facteurs extra-sportifs pour s’imposer. Et puis, la préparation algérienne pour le rendez-vous continental a accusé un sensible retard", a déclaré Belhocine à l’APS.
"Toujours est-il que malgré tous les problèmes qu’a connus notre sélection, je pense qu’elle reste capable de nous offrir une qualification pour le Mondial, dans la mesure où elle a les capacités de terminer deuxième ou troisième du tournoi du Caire", a-t-il ajouté.
La sélection algérienne, détentrice du trophée, a traversé des moments difficiles après son "fiasco" au cours du Championnat du monde de 2015 au Qatar (24e et dernière au classement). La Fédération algérienne de la discipline a peiné pour engager un nouvel entraîneur à la place de Réda Zeguili, dont le contrat n’a pas été prolongé.
Beaucoup de temps a été mis avant la désignation de Salah Bouchekriou à la tête du sept algérien, après que le Comité olympique et sportif algérien s’est engagé à prendre en charge ses salaires. Pour Belhocine, les Verts doivent gérer "match par match" cette compétition africaine, souhaitant les voir terminer la phase des poules à la "1re ou 2e place".
"Si on arrive à se classer 1er ou 2e à l’issue du premier tour, nous aurons des chances pour affronter un adversaire de moindre envergure en quarts de finale", a encore estimé l’entraîneur détenteur de la CAN-1996 avec l’Algérie et triple champion d’Afrique aussi en tant que joueur. L’Algérie évolue dans le groupe A composé également d’Egypte (pays organisateur), du Maroc, du Gabon, du Cameroun et du Nigeria.
Les protégés de Bouchekiou débutent la compétition face à leurs homologues égyptiens jeudi (19h30, heure algérienne). "Ce serait également bien d’affronter la Tunisie en demi-finale et pas l’Egypte.
Certes, les Tunisiens sont, techniquement parlant, meilleurs que nous actuellement, mais vu que tout sera jouera sur un match, on a des chances pour les surprendre", a poursuivi Belhocine. L’actuel président du GSP prédit par ailleurs l’éclosion de certains jeunes joueurs, à l’image "d’Abdi et Saker", mais à condition de "bien réagir" à l’occasion de leur première compétition internationale des nations.
En revanche, Belhocine émet des craintes à propos du poste de dernier rempart, surtout avec l’absence de gardien N.1, Slahdji, qui a mis fin à sa carrière internationale après le Mondial-2015. "J’espère que les trois portiers de la sélection seront à la hauteur", a-t-il souhaité.