Le village Akirou de la commune d’Aiï Khelili, situé à 30 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, bute sur un sérieux problème d’alimentation en eau potable. Les citoyens de ce village, situé pourtant à peine à un km du chef-lieu communal, ne savent plus à quel saint se vouer. Ce village de mille habitants n’est point alimenté en eau potable au moment où les autres bourgs de la même commune vivent une situation complètement différente. «Souvent il faut attendre 25 jours ou un mois pour voir l’eau couler des robinets pour quelques minutes seulement», souligne un habitant du village.
Ce dernier affirme que la location d’une citerne revient à 1.000 DA. En plus, ce n’est pas facile d’en trouver. Ce sont les femmes qui doivent se démêler comme elles peuvent afin de se procurer ce liquide précieux. Pour ce, quotidiennement, c’est l’affluence sur une fontaine qui est communément appelée Tala tfirest.
«Depuis toujours, ça a été toujours comme ça», déplore notre interlocuteur. Ce dernier nous a confié qu’il ne reste aux citoyens du village que d’avoir recours à des actions de protestation comme la fermeture du siège de la daïra de Mekla, dont dépend la commune d’Aït Khelili et ce, afin de se faire entendre. Car, pour l’instant, toutes leurs démarches sont restées lettres mortes.
Par : L.B.