Des attaquants en forme,
un meneur de jeu de retour après plus d’une année d’absence pour blessure, mais aussi des questions aussi bien au milieu qu’en défense : l’Uruguay oscille entre bonnes nouvelles et doutes, à trois mois de son premier match du Mondial-2010 contre la France.
Le match contre la Suisse d’hier mercredi, à Saint-Gall (nord) est l’avant-dernière occasion de se jauger pour la Céleste, qui ne disputera plus qu’une rencontre amicale au complet le 26 mai contre Israël à Montevideo, avant de s’envoler pour l’Afrique du Sud.
Outre la France, elle affrontera dans le groupe A le pays organisateur et le Mexique.
Une attaque flamboyante
Un temps critiqué cet hiver, le buteur vedette de l’Uruguay, Diego Forlan, a retrouvé des couleurs avec l’Atletico Madrid (12 buts en Liga) et son compère habituel en sélection, Luis Suarez, continue à affoler les compteurs à Amsterdam dans le championnat néerlandais (38 buts inscrits en 36 matches cette saison, toutes compétitions confondues).
Une bonne nouvelle pour l’attaque de la Céleste qui a été son point fort durant les qualifications de la zone Amsud (28 buts en 18 matches), même si elle est restée muette lors des gros matches de 2009 contre le Brésil (0-4) et l’Argentine (0-1).
Le retour du maître
à jouer
Autre raison de retrouver le sourire pour les très pessimistes supporteurs uruguayens : Ignacio Gonzalez en a fini avec les blessures.
L’éphémère milieu de terrain de Monaco a même choisi de s’exiler dans un petit club, Levadiakos, mal classé du championnat grec pour accumuler les matches et retrouver le rythme. Son association avec le jeune Nicolas Lodeiro (20 ans), révélation du barrage victorieux contre le Costa Rica en novembre, est prometteuse.
L’entraîneur Oscar Tabarez juge les deux joueurs complémentaires. Elle permettrait aussi à Forlan de moins décrocher et de rester en pointe, là où il est le plus efficace.
Les inconnues Rodriguez et Eguren
Deux piliers de la campagne de qualification, les milieux de terrain Cristian Rodriguez (Porto) et Sebastian Eguren sont dans le doute. Tabarez hésite à retenir le premier pour le Mondial, car il manquera les deux premiers matches en raison d’une suspension de quatre rencontres infligée après le match de qualification contre l’Argentine en novembre.
Il n’a pas davantage convoqué contre la Suisse Eguren, qui ne joue plus à Valladolid (ESP). Ses agents lui cherchent en vain un club au Brésil ou en Russie.
La défense, orpheline
Le sélectionneur doit composer avec les absences ponctuelles sur blessure du latéral Martin Caceres (Juventus Turin) et surtout de son capitaine Diego Lugano.
Le défenseur central de Fenerbahçe (TUR), est le pilier de l’arrière-garde uruguayenne. Son absence avait pesé lourd contre le Brésil en juin (0-4) et la défense est le principal chantier de la Céleste qui a encaissé 20 buts en 18 rencontres de qualifications.
Ces deux joueurs sont d’ailleurs encore absents, pour blessures, contre la Suisse.
G.F./ AFP