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Edition du 4 Mars 2010



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La lnf et les clubs n’arrivent pas à s’entendre
Quel professionnalisme pour quel football ?
4 Mars 2010

La question du passage des clubs au professionnalisme devient de plus en plus impérative voire même obligatoire pour une éventuelle participation dans les prochaine échéances, dont la ligue des champions d’Afrique et la coupe de la Confédération africaine de football ou autres.

Les question qui doit être posée est de savoir si les moyens nécessaires existent pour sauver les clubs algériens qui seront dans le cas contraire exclus de toutes compétitions continentales.
Cette problématique est devenue au fil du temps plus qu’une urgence pour le football algérien, dont le championnat national n’arrive toujours pas à convaincre les techniciens. « Si les clubs algériens ne passent pas au professionnalisme, notre football va disparaître de la carte footballistique car en 2012, date butoir de la Fédération internationale de football (Fifa), les clubs algériens seront menacés d’être exclus des compétitions continentales » a mis en garde le président de Ligue nationale de football, Mohamed Mechrara, à Alger, à l’issue des travaux de l’assemblée générale ordinaire de cette instance nationale.
Les textes de la Fédération internationale de football sont clairs dans ce sens, mais le football national, relève le patron de cette ligue, souffre de plusieurs problèmes, notamment celui des infrastructures qui reste le problème majeur en Algérie. Tant de clubs en Algérie évoluant en championnat national de division une se sont distingués dans pas mal de compétitions continentales. La JS Kabylie, l’un de ces clubs qui a dignement représenté les couleurs nationales, reste toujours un club pauvre en infrastructures sportives conformes à sa notoriété. La même situation est valable pratiquement à toutes les équipes algériennes. Pour faire face à cette situation complexe, « il faut une volonté des responsables des clubs et un engagement clair de leur part » annonce M. Mechrara. Mais ce qui a été constaté lors des ces travaux, c’est l’absence de la plupart des présidents de club qui devaient prendre part à ce rendez-vous. Sur 150 personnes, plus d’une quarantaine n’y ont pas participé. Cela a suscité tant d’interrogations. Le premier responsable de la Ligue nationale de football insiste toujours quant au lancement du championnat professionnelle la saison prochaine. Selon la même personne, «l’important dans tout ça c’est d’entamer une telle compétition, même avec dix clubs comme première étape». Selon cette déclaration de Mechrara, sur les dix-huit clubs évoluant au championnat national division une, dix clubs seulement ont les capacités pour un véritable passage au professionnalise. Cette précision a été faite sur quelle base ? Y a-t-il vraiment que ce nombre d’équipes en Algérie qui repondent réellement aux normes internationales ?
Parlant de la formation des jeunes, l’intervenant a révélé que la saison passée, à titre d’exemple, sur 462 juniors, quarante seulement se sont intégrés dans des clubs de première ou seconde division. Où sont passés les autres ? La question reste posée. Ce nombre reste faible. Leur intégration n’a été possible que suite aux nouvelles lois de la Ligue nationale de football qui oblige les clubs algériens d’intégrer deux juniors et de mettre fin à la politique d’aller chercher des joueurs étrangers, et ce, pour donner la chance aux jeunes joueurs d’émerger.
M. S.

Par : Mourad Salhi

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