La position stratégique de la wilaya de Souk-Ahras, étant une wilaya frontalière se situant à l’intersection des routes nationales 16 et 81, a poussé les responsables du secteur des travaux publics à programmer un relais en double voix qui reliera Tébessa à l’autoroute est-ouest (Annaba) via Souk-Ahras sur une distance de 300 kilomètres pour un AP de 35 milliards de dinars, affirme le directeur du secteur Tahar Ouadane. Ce projet grandiose a été confié à la wilaya de Souk-Ahras vu les potentialités que renferme cette wilaya, à l’image du parc régional qui chapeaute 5 wilayas de l’est avec 15 engins. La wilaya de Souk-Ahras, autrefois connue pour ses routes impraticables, franchi une importante étape dans la modernisation de son réseau dont les travaux ont atteint 95 %. Ainsi, depuis 2004/2005 la wilaya a bénéficié de 28 milliards de dinars destinés au secteur des travaux publics, et depuis, 387 km de routes nationales, 154 km de routes de wilaya et 2.000 km de routes communales ont été revêtues sans oublier les 21 ponts, le pont «Y» du chef-lieu de wilaya qui reliera la cité CNEP à la Place des Martyrs en surplombant la voie ferrée, le seul de son genre en Afrique vu sa haute technologie et dont les travaux ont atteint 80 %. Cependant, beaucoup reste à faire pour venir à bout des points noirs dont souffrent nos routes surtout sur la RW 19 au niveau du barrage Ain Dalia et la RN 82 au niveau de Hammam Tassa ou les études n’ont pas décelé la moindre couche solide à une profondeur de 60 mètres. A ce sujet la direction du secteur a prévu une pépinière à Zaârouria afin de planter des arbres aux abords des routes et mettre fin à l’érosion et au glissement de terrain. Si de tels efforts ont été fournis pour moderniser nos routes il n’en demeure pas moins que le plan de circulation et de transport est à revoir si on veut vraiment désengorger la ville. De ce fait on doit prévoir des parkings, interdire aux camions et aux tracteurs de circuler en ville, retaper les tronçons détériorés et élever les avaloirs au niveau de la chaussée, prévoir des dos d’âne conformes et les peindre, débarrasser les trottoirs des étalages anarchiques afin de permettre aux piétons d’y circuler et le mieux serait de raser complètement des rangées d’îlots du centre-ville devenu désormais trop exigu pour répondre au besoins du développement de la ville.
Par : K. M.