Les espaces d‘expression sont très réduits, pour ne pas dire inexistants, à Constantine. Cette ville qu‘on qualifie de « ville du savoir et de la culture » n‘offre plus à ses enfants que quelques structures dites culturelles où, en réalité, très peu de manifestations sont tenues. Hormis la mise en exergue du folklore dans toutes ses dimensions, l‘actualité purement culturelle a depuis belle lurette désertée la ville. L‘instauration d‘un espace d‘échanges et de débats consacrés dans le « club du lundi » dans le début des années 2000 s‘est avéré être une véritable bouffée d‘oxygène pour les hommes de lettres, les intellectuels, cinéastes et le citoyen lambda.Quatre années après « son institution », il changera de main suite au changement opéré à la tête de la Direction de la culture. Il ne mettra pas longtemps avant de péricliter jusqu‘ à devenir une « rencontre exclusive de poésie». Les habitués, tout autant que le public occasionnel s‘en détourneront irréversiblement. L‘actuelle direction par intérim tente de ressusciter ce « rendez-vous » sous un nouvel emballage. Désormais, « Espace du mardi » et qui deviendra bimensuel, reprendra ses droits avec son ouverture à l‘expression et à l‘échange culturel. La première séance a été consacrée à la couverture médiatique de l‘événement culturel. La défaillance des invités, dont les responsables de journaux locaux et de l‘Agence régionale APS, n‘a pas empêché l‘assistance composée, dans sa majorité, d‘hommes et de femmes du métier de décortiquer le thème et de bifurquer vers d‘autres sujets y afférents. La convergence momentanée des opinions cédera tôt la place à une divergence criarde, particulièrement quand il était question du Festival du malouf, de son organisation et du « satisfecit » affiché par le commissariat. La seconde rencontre de l‘ « Espace du mardi » sera dédiée à l‘événement du mois, celui de la célébration du 55e anniversaire de la révolution du 1er Novembre. Les deux invités de marque sont deux réalisateurs constantinois, à savoir Ali Aissaoui et Djamel. Hazourli. Ils viendront parler du traitement du thème de la Révolution et du fait historique dans le cinéma. Leur expérience professionnelle dans ce domaine sera ainsi mise à contribution.