280 bénéficiaires attendent depuis décembre 2007 l’attribution de leurs logements. Situés à la nouvelle ville Ali-Mendjli, ces logements de type F3 et F4 se trouvent dans un piteux état.
Les souscripteurs de logements FNPOS de la wilaya de Constantine durcissent le ton et menacent de recourir à d’autres actions si jamais la direction générale continue à «reléguer» leur affaire pour des fins qui demeurent énigmatiques. «Après mûre réflexion et sage concertation, on s’est mis d’accord pour observer une grève de la faim. C’est sérieux, ce ne sont pas des paroles en l’air. Avec nos familles, on va épuiser cet ultime recours», soutiennent des dizaines d’attributaires devant le siège de la direction régionale. Le calvaire de ces bénéficiaires ne date pas d’aujourd’hui, il n’a que trop duré, et cela les responsables concernés le savent bien. En effet, ils sont au nombre de 280 bénéficiaires qui attendent depuis décembre 2007 l’attribution de leurs logements. Situés à la nouvelle ville Ali-Mendjli, ces logements de type F3 et F4 se trouvent dans un piteux état. Ces logements, rappelons-le, ont été inaugurés en 2004 par le président de la République. Pourquoi n’a-t-on pas encore procédé à l’attribution de ces logements ? La question demeure posée ! Pour les attributaires concernés, la lenteur enregistrée dans la remise des clés est loin d’être le fait du hasard. Selon eux, «il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Les logements sont là, la liste préliminaire a été ficelée, qu’attendent-ils pour accréditer les affectations ?», clament les bénéficiaires. De son côté, le directeur régional du FNPOS avait promis aux attributaires en question d’intervenir auprès de la direction générale. Ce commis de l’Etat, tout en affirmant que ce problème le dépasse, œuvre pour organiser une audience aux représentants de ces attributaires avec le directeur général, a-t-on appris de sources sûres. Si tout va bien, les représentants en question seront au courant de cette semaine chez le premier responsable du FNPOS, précise-t-on. Que dira ce commis de l’Etat à ces souscripteurs qui voient rouge et n’arrivent pas à digérer les moult motifs avancés jusque-là. A-t-il des arguments irréfutables pour les convaincre et apaiser leur colère ? Affaire à suivre.
K. B.
Par : KHALIDA B.