L’équipe de Nikolay Chikarov lutte avec ses armes, en se basant sur un gros physique et un jeu efficace avec le pivot. La Russie s’appuie elle sur Ratsvorsev pour rester dans le sillage des grands. Mais les équipes trop tranquilles vont se faire surprendre par des Russes très réalistes.
L’équipe de Russie a sa façon bien particulière de s’imposer. Quand ce n’est pas l’un, c’est aussi et surtout l’autre. Dans les mouvements qui débouchent régulièrement sur les buts adverse, il y en a toujours un, suffisamment adroit pour conclure.De façon générale, ça commence par l’aspect défensif, c’est-à-dire la récupération, le placement. La récupération, c’est le côté sécurisant de la sélection. Il fallait absolument être costaud à ce niveau. C’est la base qu’on ne peut nullement négliger. Après, c’est ce qu’il y a de plus enthousiasmant. Ce qui compte, c’est l’utilisation du ballon, la capacité à répéter les enchaînements, le jeu sur les côtés, à deux, à trois, ainsi que toutes les variétés que l’on peut apporter. Et si vous avez la chance de posséder dans votre effectif certains génies, vous êtes sûr alors de pouvoir leur confier le jeu et les lâcher dans la construction et la créativité. D’où la nécessité d’accélérer la réflexion susceptible de mettre en évidence l’aptitude de l’équipe de Russie à mettre en difficulté son adversaire, avec ou sans ballon. Parfois, ça devient plus complexe et ça exige un travail bien précis. Mais quand on a le fond, la différence se fait dans la variété des solutions. Un geste génial, une passe lumineuse peuvent faire basculer tout un match. La sélection russe a encore une fois prouvé qu’elle peut aussi sortir des situations difficiles par des réponses collectives, coordonnées, avant de miser sur l’exploit individuel.