Malgré la défection de la troupe égyptienne, le 3e Festival culturel national des Aïssaoua aura été une véritable réussite sur tous les plans, avec en priorité une organisation irréprochable et un accueil des plus chaleureux.
Sonorisation, mises en scène, jeux de lumière, animation, décor se complétaient dans une symbiose parfaite. Ceci a envoûté les spectateurs venus en nombre dès la deuxième journée pour assister aux prestations des 17 troupes qui se sont succédé sur les planches.
Chants religieux (louanges à Dieu et à son prophète (QSSSL), clamés haut et fort par les voix des cheikhs accompagnés de rythmes cadencés de bendirs et tbols, ont fait transer les adeptes de cette tariqa tout au long du festival. L’amour de Dieu et de son prophète (QSSSL), l’appel à la tolérance et au pardon, l’amour du prochain et du bien reviennent dans tous les chants des Aïssaoua, une confrérie fondée au XVIe siècle à Meknes (Maroc) par Sidi M’hamed Benaïssa plus connu sous le nom de cheikh El Kamel.
Lors de ce festival, des conférences ayant pour thème la zawaya ont été données par d’éminentes personnalités à l’instar de M. Abdellah Hammadi, Rachid Mahfoudh et Amar Benaâchba.
Le hall de la maison de la culture, paré d’objets spécifiques identifiant le rite Aïssaoua exposés à la vue des visiteurs sous les humières tamisées et bougies allumées dans une atmosphère dégageant l’odeur de l’encens, invite à la découverte du monde merveilleux des Aïssaoua.
Les Aïssaoua, un art, un patrimoine, une tradition, une école à perpétuer dans le temps. C’est en bref le 3e festival des Aïssaoua de Mila. Un grand bravo aux organisateurs et vivement la 4e édition.
Z. A.