Très à son affaire samedi dans la première étape de montagne, Alberto Contador (Astana) pourrait mettre à profit la deuxième sortie du week-end dans les Pyrénées pour prendre le contrôle de la Vuelta. Sylvain Chavanel, désormais 3e du général, tentera de s’accrocher. C’était juste un petit message. Un coup de griffe, rien de plus. Mais il a vocation à bien faire comprendre qu’il se sent très fort. En démarrant à quelques hectomètres du sommet de la Rabassa samedi, lors de la première étape de montagne, Alberto Contador a pris quelques secondes à Carlos Sastre. Un pécule que le récent vainqueur du Tour de France a jugé "dérisoire, vu ce qu’il reste à franchir." Sastre a raison sur ce point. Mais l’essentiel est ailleurs, dans l’ascendant psychologique que Contador chercher à prendre, jour après jour.
Au tiers de l’épreuve, la situation est loin d’être décantée. Mais le leader de la formation Astana peut se montrer satisfait de la situation. Il compte aujourd’hui 53 secondes d’avance sur Sastre, qui s’annonce comme son principal adversaire. Un avantage déjà sensible. Quatrième du général, derrière Alessandro Ballan, son coéquipier Levi Leipheimer et Sylvain Chavanel, Contador est d’ores et déjà le patron de la course. Du trio qui le devance, seul Leipheimer a les moyens de contrecarrer ses ambitions, mais l’Américain ne cesse de répéter qu’il saura s’effacer. Dès lors, les 34 secondes qui séparent l’ancien lieutenant de Lance Armstrong du vainqueur du Giro ne pèsent pas très lourd.