Le Midi Libre - La 2 - L’UGCAA appelle à la baisse des impôts
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Edition du 8 Septembre 2008



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Pour sauvegarder l’activité commerciale légale
L’UGCAA appelle à la baisse des impôts
8 Septembre 2008

L’Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa), appelle le gouvernement à revoir à la baisse les charges fiscales imposées à l’ensemble des commerçants algériens, après  l’adoption de la nouvelle loi de finances. «Les pouvoirs publics sont plus jamais appelés à  revoir à la baisse les impôts, à même d’éviter de voir nos commerçants baisser leurs rideaux bientôt…et/ou recourir à l’informel pour certains» a tonné Hadj Boulenouar, porte-parole de l’Ugca, lors d’une conférence de presse qu’il a animé, hier au nouveau siège « provisoire » de l’Ugcaa, à Alger, étant donné, rappelons-le, que le siège officiel de l’Ugcaa est mis sous scellés depuis déjà quelques mois, et ce, en raison d’un contentieux interne, propre à l’organisation. De fait, M. Boulenouar exhorte le gouvernement à «associer les opérateurs économiques à l’élaboration des règles régissant le domaine des impôts dans la loi de finances 2008». En attendant, l’Ugcaa demande la révision à la baisse des taux jugés « élevés » des différentes taxes imposées aux commerçants par la loi de finances 2008, notamment les trois catégories de la taxe à valeur ajoutée (TVA). Sur ce plan, si le ministre des Finances a décidé de porter à 6% la catégorie de la TVA avant fixée à 7%, l’Ugcca demande sa révision à la baisse pour la porter au moins à «3%, celle de 17% à 12%, et celle de,12% à 8%. Le porte-parole explique que c’est là «la seule et meilleure manière pour sauvegarder les
1.250.000 commerçants exerçant encore au niveau national, en attendant de porter ce nombre à la hausse ». car, estime t-il, le marché algérien peut contenir jusqu’à 3 millions de commerçants, à condition que l’Etat œuvre à faciliter la tâche, en réduisant les impôts surtout, et en encourageant toute personne souhaitant investir dans le domaine commercial. Chose, dit-il, qui permettra «la régulation du marché national». Poussant le bouchon plus loin, M. Boulanouar  estime d’ailleurs, que «si les investisseurs étrangers hesitent jusqu’à présent d’investir en Algérie, c’est parce qu’ils appréhendent justement ces taux d’impots très élevés chez nous». Il estime également que ce sont ces mêmes impôts, outre la lourdeur de l’administration, qui freinent la croissance économique du pays. Et pour lui, le taux des impôts fixé dans la présente loi de finances ne fera qu’encourager le marché informel, sinon la fermeture de plusieurs commerces. M. Boulenouar estime dans ce sens, que « si les pouvoirs publics ne réagissent pas au plus vite, le nombre de commerçants pourra se voir réduit à moins de 500.000 d’ici au plus tard 2 ou 3 années».

Par : Farid Abdeladim 

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