Les craintes affichées par les citoyens quand à une flambée vertigineuse des prix des fruits et légumes durant ce mois de Ramadhan se sont finalement confirmées, hier, à l’occasion du premier jour du Ramadan à travers les marchés. La grande ruée sur les produits de première nécessité, hier, au marché de fruits et légumes de Cheraga à Alger a encouragé les spéculateurs à augmenter les prix de ces denrées et faire des clients comme bon leur semble. Les mises en garde en direction des spéculateurs, annoncées par les autorités, pour limiter une flambée des prix qui seront contrôlés durant tout le mois de jeûne n’ont eu aucun effet.
La mercuriale a atteint durant ce premier jour de ce mois un sommet jamais atteint il y a environ deux mois. La tomate, indispensable à la préparation de la chorba, principal plat servi dans les foyers algériens durant le Ramadhan, a affiché, dans certains étals, un prix exagéré de 80 DA le kg tandis que dans d’autres, elle est cédée à 70. «C’est la qualité du produit qui compte», dira un marchand avant qu’un client le corrige en lui répondant que la qualité ne justifie en aucun cas cette envolée des prix de la tomate. «Je suis libre et je pratique les prix que je veux», explique un autre marchand.
Cette explication renseigne, on ne peut mieux, sur la grande spéculation qu’exercent ces marchands sur les produits qu’ils exposent ainsi que sur l’absence de tout contrôle des prix. Ce qui a donné lieu à une anarchie totale de la gestion et de la maitrise de ces prix. «C’est vraiment malheureux de faire de ce mois de générosité et de pitié un mois où le consommateur est à la merci des marchands de tout acabit», déplore Arezki, un père de famille.
La pomme de terre, principal légume qui compose les plats, est vendue dans le meilleur des cas à 35 DA le kg et dans les pires des cas à 45 DA. La carotte, également indispensable pour la préparation des plats chauds, coutait, au niveau toujours du même marché, 70 dinars le kg alors que l’oignon est cédé entre 20 et 30 DA, selon la qualité et le vouloir du vendeur, nous a-t-on informés. La courgette coutait, quant à elle, 80 DA le kg. Le poivron est cédé à 50 DA, le piment 100 et la betterave 70 DA le kg. L’haricot vert est vendu à 120 DA et le concombre est cédé à 70 dinars le kg. La salade verte est vendue à 120 DA le kg. «Ces prix sont les mêmes au niveau de tous les marchés du pays avec quelques différences en ce qui concerne la qualité de la marchandise qui n’a pas trop d’influence sur les prix», nous a dit un marchand exerçant depuis au moins sept ans au niveau de ce marché.
Les prix des fruits sont plus ou moins raisonnables. En effet, la pomme qui était disponible en grande quantité se vendait à 30 dinars et la poire est cédéé pour 35 DA le kg. La pastèque est offerte à 30 DA tandis que le melon a affiché le prix exagéré de 90 DA le kg. Les raisins sont vendus, et cela depend de la qualité, entre 60 et 100 DA le kg. La banane est vendue à 130 DA alors que les dattes qui frolaient il y a quelques jours les 500 DA dans certains marchés, ont affiché 300 DA le kg.